1er vendredi TO, Est-il plus facile de dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés” ou : “Lève-toi et marche” ?

Prier l'Esprit saint et lire le texte, puis demander une grâce, par exemple que …................, puis prendre quelques minutes sur la première partie. Relire cette partie, imaginer la scène, choisir qui je suis, discile, bele-mère, malade ou personne perturbée, écouter ce qu'il entend, ressent, fait. Rester sur ce qui a du goût, ce qui me touche. Puis la 2e partie, la 3e, et finir par un moment de dialogue avec le Seigneur. 

Evangile du jour (Mc 2, 1-12)

Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?

Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

Première partie de l'évangile du jour.

Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Une personne paralysée est très dépendante, ne pouvant se nourrir ni se laver ni se couvrir. Je ne peux oublier l'année que nous avons passée avec mon épouse paralysée, dont 8 mois sans pouvoir même parler. Pourtant nous avons prié ensemble chaque jour et grâce à nos enfants, à une association et à trois infirmières, grâce à deux kinésithérapeutes et notre médecin et à la Sécurité Sociale, nous avons pu organiser ses soins et des visites régulières d'amis et de soutiens, la communication avec elle... Nous avons tenu bon grâce à Dieu sans nous épuiser et sa joie lumineuse a été notre récompense à tous.

Je peux prendre quelques minutes pour contempler la charité et la foi des amis du paralytique sans lesquels rien n'aurait pu se faire. Ils sont assez inventifs et audacieux pour trouver des cordes et braver les préjugés fréquents à l'époque selon lesquels les maladies sont la conséquence des péchés de la personne, et le refus d'accorder la priorité au plus souffrant pour entrer, ils réalisent la rencontre impossible entre Jésus et le malade. 

Deuxième partie de l'évangile du jour.

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?

On se demande souvent, comme les scribes, pourquoi Jésus commence par pardonner les péchés au lieu de guérir physiquement ? Jésus regarde d'abord la foi des porteurs. Il sait que le paralysé est à la fois vu comme pécheur et interdit d'entrer au Temple où Dieu pardonne les péchés. Il peut se sentir coupable de son péché, et de peser lourdement sur son entourage qui l'assiste, le nourrit, l'habille, le lave, le soigne jour après jour. Certains sûrement le lui ont fait remarquer avec mépris et il en est probablement honteux.

Je peux prendre quelques minutes pour contempler Jésus qui sent, par l'Esprit saint, où s'enracine la souffrance de cet homme. Jésus se penche sur toutes ses souffrances. Il vient le soulager là d'abord, il le guérit de son péché qu'il ne peut même avouer. Jésus prend aussi le risque d'être traité de blasphémateur, mais il réduit les critiques au silence. 

Troisième partie de l'évangile du jour.

Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

Pourquoi Jésus l'invite-til à prendre son bracard? Il sort ainsi de la dépendance et de l'inutilité dont il a souffert et qui le faisaient juger par certains comme un fardeau pour la famille et la société, prétexte pour lequel on élimine les enfants handicapés par un avortement dit thérapeutique, mais qui tue le plus faible.

Je peux prendre quelques minutes pour contempler Jésus comme toujours préoccupé de la guérison et de la reconstruction totale de la personne, sur le plan spirituel, physique, psychologique et social. 

Je termine par 5 minutes de dialogue amical avec Jésus. Qu'ai-je envie de lui dire? Il m'appelle à prendre toute ma vie en main ? A demander pardon pour mes jugements? A accueillir le pardon de Dieu? Conclure par un signe de croix ou un chant, me lever, je peux noter mon vécu pour relire les difficultés traversées et grâces reçues.

José RAISSON